Explications

Entre fantasme et nécessité depuis maintenant des milliers d’années l’homme cherche à pallier aux handicaps, aux limites du corps humain en remplaçant notamment ses organes ou ses membres endommagés. Le transhumanisme va plus loin que çà.

En effet, si l’on peut « réparer » l’homme grâce à des prothèses, pourquoi ne pas imaginer une prothèse de bras qui décuple la force où des poumons permettant de rester en apnée plusieurs heures.

Si l’idéologie transhumaniste compte en faire une réalité, la science fiction l’a déjà conceptualisé. Qu’il s’agisse de clones, d’exosquelette ou de prothèse bionique l’homme en kit s’est vu apparaître à l’écran de nombreuses fois dans l’histoire du cinéma.

The island imagine une société dans laquelle les gens fortunés s’offrent des clones permettant de réparer le moindre de leurs bobos. L’homme qui valait trop milliards voit un héros presque mort devenus invincible grâce à des prothèse bioniques. Et dans robbocope l’homme et la machine ne font qu’un.

 

« Ne faire qu’un avec la machine », voilà un des fantasmes transhumaniste qui nous délivrera peut-être tous de la mort. En tout cas selon eux. L’idée paraît folle mais qu’en est-il vraiment ? Voici un état des lieux des avancées scientifiques en la matière et des limites rencontrées.

 

Recherche, avancées et limites

Si le film The Island voit déjà la possibilité de se faire greffer son propre bras venant d’un clone. Cette méthode n’est pas envisageable. Si les avancées en matière de clonage sont significatives. Les règles de déontologie sont extrêmement rigoureuses en la matière. Le film met de toute façon le doigt sur le problème majeur que cela pose. Quel titre donnons-nous aux clones. Sont-ils des objets où des humains doués de pensée ? Ainsi amputé un membre d’un homme pour un autre n’est pas envisageable en l’état.

Cependant depuis quelques années la recherche s’est intensifié autour des cellules souches. En effet. Conserver des cellules souches provenant par exemple du cordon ombilical lors de la naissance permettrait à long terme de soigner certains cancers jusqu’à maintenant incurables en ayant notamment recours à des thérapies géniques encore à l’étude (cf. « L’homme augmenté par la génétique et la biologie »).

 

Pour ce qui est des prothèses. Les avancées n’arrêtent pas depuis qu’elles existent. La première dont ont connaisse l’existence est un orteil artificiel et remonte au moins 700 avant Jésus-Christ. Aujourd’hui nous arrivons à faire courir des athlètes à des vitesses importante grâce à des prothèses adaptées. On se souviendra de Oscar Pistorius courant le 200m avec les valides sans pâlir.

Aujourd’hui les ingénieurs et les médecins sont capable de présenter quelques prototypes de prothèses proposant des sensations de touché. En effet redonnée des sensations là où les terminaisons nerveuses n’existent plus est un enjeu important.

Mais si l’évolution du matériel ne cesse de croître, le prix fait de même. C’est là la grande limite des prothèses. Cependant avec l’arrivée des imprimantes 3d il est possible de réduire considérablement le coût de ces extensions et les plus démunis voit l’accès à ces technologies enfin possibles.

 

Pour finir ici avec notre état des lieux : La « fusion » de l’homme et de la machine. C’est le fantasme le plus fantastique ici. Il implique un nombre de limites à la fois éthiques et techniques trop important. En effet mettre un corps invalide dans une machine pour qu’ils ne fassent qu’un est quelques chose d’impossible aujourd’hui. L’incapacité de prolonger les terminaisons nerveuses, La problématique de l’intelligence artificielle, etc… Font d’une telle idée aujourd’hui de la pure science fiction.

Malgré ces éléments il existe beaucoup de recherche et de prototype d’exosquelettes. Ces exosquelettes visibles dans le film edge of tomorrow par exemple agissent comme une extension de notre corps certains prototype ont permit à des paraplégiques d’avancer debout.

Auteur : Théo GUY